Tu vois ce que tu crois… ou tu crois ce que tu vois ?
Quand on travaille avec des chiens, cette question devient une vraie boussole.
Parce que parfois, ce n’est pas le chien qui “fait exprès”,
c’est juste notre regard qui filtre, déforme ou interprète.
Exemple :
Je crois qu’il m’ignore → je vois qu’il regarde ailleurs → je pense qu’il s’en fiche.
Mais… et si ce regard fuyant était un signal d’apaisement ? Un petit « je suis pas à l’aise » en langage chien ?
Autre exemple :
Une cliente me dit : « Mon chien me défie quand il aboit sur les gens. »
On observe ensemble. Ce qu’on voit ?
Un chien qui se fige, halète, détourne la tête… Puis aboie.
C’est un chien stressé. Pas un rebelle.
Ou encore ce jeune chien qui se couche sur le dos quand son humain élève un peu la voix…
« Il veut jouer au bébé ? »
Non. Il demande qu’on arrête. C’est clair. Mais encore faut-il le savoir.
Aujourd’hui, je vous invite à faire pause.
À ne plus plaquer tout de suite une interprétation.
À observer d’abord, croire ensuite. Et pas l’inverse.